Introduction
Notre accès au monde, en tant que nous sommes des êtres ayant conscience du monde, se fait par le biais de la perception que l’on en a. Ainsi notre rapport au monde dépend étroitement de la perception que nous en avons. Mieux, pour nous, le monde semble se limiter à la perception que l’on en a. En ce sens, c’est notre mode de perception du monde, des choses, d’autrui, qui détermine leur définition. C’est pourquoi la notion de perception se révèle cruciale, car elle est ce par quoi nous avons rapport à une extériorité. Elle est ce qui met l’individu, le sujet, en rapport avec l’extériorité. Et penser cette notion revient donc à penser notre rapport au monde. Ceci étant dit, nous avons à questionner le statut épistémique ( qui traite de la connaissance ) de la perception. La perception peut-elle s’éduquer ? Cette problématique nécessite d’envisager la perception selon les dimensions naturelles et culturelles, questionnant la part de culture de la perception. En effet, en demandant si la perception peut ou non s’éduquer, nous demandons si la perception peut être considérée comme étant un « objet » de culture, c’est à dire susceptible de subir des transformations culturelles. D’autre part, que pourrait bien signifier le fait de s’éduquer pour la perception ? L’éducation désignant, par ailleurs, un travail pédagogique d’émancipation d’une situation de minorité à une situation de majorité. La perception entre t’elle dans le cadre de ce mode d’éducation, c’est à dire peut-elle passer d’un état de valeur moindre à un état de valeur supérieur, plus élevé. En d’autres termes, existe t’il un raffinement de la perception et que pourrait bien désigner un tel raffinement ?
Afin de répondre à ce questionner, nous étudierons en quoi la perception peut s’éduquer, la perception étant un objet culturel. Ensuite, nous étudierons la perception dans sa dimension foncièrement naturelle et échappant à toute forme d’éducation possible. Puis nous verrons dans quelle mesure la perception peut être éduquée et en quoi il est possible de parler du raffinement de la perception.
1ère partie
Oui, la perception peut s’éduquer. La perception est un objet, un produit entièrement culturel. Antrhopologie structurale de Levi Strauss qui montre que la perception du monde diffère d’une culture à une autre.
Problème, notre perception sensorielle ne semble pouvoir s’éduquer, étant issue de notre complexion physiologique ( notre constitution biologique ).
2ème partie
Non, la perception ne peut s’éduquer. Elle est un produit entièrement naturel et non pas culturel. En biologie, la perception résulte de la constitution des organes du corps humain qui traitent les informations du monde. Aucune éducation n’est possible à ce niveau, la perception étant ce qu’elle est. D’autre part, on peut penser des structures perceptives invariables de la pensée qu’on ne peut faire changer, qu’on ne peut éduquer. Kant, les structures a priori de la pensée.
Problème, il convient de parler non pas de la perception mais des perceptions. Nous avons plusieurs modes de perceptions qu’il faut distinguer. Il n’y a donc pas la perception mais les perceptions.
3ème partie
La perception, entendu comme le regroupement de tous les modes de perceptions, aussi bien naturels que culturels, peut s’éduquer dans une certaine mesure. Réflexion sur la notion d’expérience qui permet à la perception de se raffiner.