Introduction
Cette problématique peut paraître paradoxale et dépourvue d’intérêt, étant donné qu’il existe bien, dans les faits, une science qui traite du vivant, cette science étant la biologie et toutes ses sous-catégorie ( génétique, anatomie, physiologie…) La biologie étudie le vivant de manière scientifique, et est bien une connaissance. Cependant, tandis que la connaissance scientifique se situe à un niveau théorique, le vivant, dans son approche immédiate, non théorique, est un état de fait qui se situe au delà de la science. En ce sens, parler de connaissance scientifique du vivant, c’est à dire parler d’une connaissance scientifique de ce qui n’est pas scientifique, paraît être une contradictio in adjecto, c’est à dire une contradiction dans les termes. En effet, l’homme, faisant partie du vivant, avant d’être un objet scientifique, est un objet d’expérience. Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ? Cette problématique paradoxale nécessite de s’interroger sur ce qu’est une connaissance scientifique. Quel rapport la science entretient-elle vis à vis de son objet et que signifie une « connaissance scientifique » ? Peut-il exister d’autres formes de connaissances, des connaissances qui ne seraient pas scientifiques ? Et à quoi pourraient correspondre ces connaissances ?
Afin de répondre à ce questionner, nous étudierons tout d’abord en quoi nous pouvons dire qu’ une connaissance scientifique du vivant est possible. Ensuite nous verrons pourquoi une connaissance scientifique du vivant est impossible. Enfin, nous aurons à distinguer les propriétés du vivant afin de souligner dans quelle mesure une connaissance scientifique du vivant est possible. Ce faisant, nous aurons à envisager une autre forme de connaissance du vivant.
1ère partie
Oui, une connaissance scientifique du vivant est possible. La biologie étudie le vivant et c’est bel et bien une connaissance scientifique de ce même vivant ( au sens large : minéral, végétal, animal).
Problème, l’homme fait partie du vivant. Or, il est impossible de connaître scientifiquement ce qu’est l’homme car il est doté de propriétés qui échappent à la science, propriétés telles que la sensation, voire l’esprit.
2ème partie
Non, une connaissance scientifique du vivant n’est pas possible. En effet, le vivant désigne précisément ce qui, de son fait même, échappe à la science. Heidegger. Wittgenstein. Philosophie de l’esprit. Le problème des qualias ( = sensations vécues de manière immédiates en première personne par tout sujet humain). Dualisme des propriétés.
Problème, l’homme possède des propriétés non matérielles ( le fait d’avoir des sensations ) mais également des propriétés matérielles ( sa constitution biologique). C’est pourquoi une connaissance scientifique de ce qu’il est, en partie, est possible.
3ème partie
Une connaissance scientifique du vivant est possible mais dans une certaine mesure et touchant un type de propriétés spécifique ( les propriétés biologiques du vivant). Or, il existe des connaissances non scientifique du vivant, celles que l’on essaie d’approcher par les sciences que l’on appelle non scientifiques mais humaines.